15.7.09

Pour un pôle de compétitivité "Tourisme"

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Dans une interview de Remi CHARMETANT Directeur de Savoie Mont-Blanc, du 5 juillet celui-ci évoque la création d’un pôle de compétitivité « Tourisme ». Je défends avec mes faibles moyens d’expert cette idée depuis plusieurs années. Conjointement avec Cécile ALVERGNAT – Secrétaire Générale du Réseau des Echangeurs – nous avions même envisagé la création d’une antenne spécialisée sur le Tourisme. Un projet similaire avait été imaginé en région PACA sous l’impulsion d’IBM. Le CNAM utilise en ce moment toute sa force de lobbying parisienne pour se positionner sur ce thème avec un projet d’ Institut Français du Tourisme.

Alors, même si la création de nouveaux pôles de compétitivité est gélée pour les trois prochaines années (2009-2011) il n'en reste pas moins vrai que 1,5 milliard d’euros sont affectés par le Gouvernement pour les pôles de compétitivité durant cette période. Alors pourquoi pas un 72ème pôle pour le tourisme ou la refonte d'un pôle existant ? Je supporte entièrement l’idée d’un pôle de compétitivité « Tourisme » qui pourrait s’appuyer sur les fédérations professionnelles (SNTF, SNMSF, Associations de stations et d’hôteliers, FNOTSI) mais aussi de grands acteurs comme la Compagnie du Mont-Blanc, la Compagnie des Alpes ou le groupe Accor qui supporte à la fois l’Institut Français du Tourisme et l’Ecole Hôtelière de Lausanne. La présence de 3 grandes écoles hôtelières (Glion, Les Roches, EHL) du top 10 mondial à moins d’une heure de route d’Annecy est aussi une opportunité qui pourrait donner une vraie dimension internationale à ce pôle de compétitivité tout en lui procurant des financements européens. AMADEUS et GALILEO, les leaders des systèmes GDS européens pourraient aussi participer à cette aventure pour le grand bien des étudiants du Master Tourisme de Chambéry qui en fin de scolarité ne sont exposé à aucun de ces systèmes de réservation. Que dire alors de la connaissance des standards XML internationaux tel que ceux promus par l’Open Travel Alliance (OTA) trop occultés par les approches franco-françaises voir régionales de l’XFT ou SITRA même si ce dernier développe maintenant des accords avec les grands du voyage en ligne comme Tripadvisor.

J’ajoute que cela pourrait être une motivation supplémentaire pour intensifier l’action d’un incubateur comme GRAIN pour stimuler la recherche en ce domaine à l’Université de Savoie et/ou à l’ESC de Chambéry. Par ailleurs, les structures de financement comme Léman Angels et Savoie Angels pourraient être des partenaires financiers d’un Pôle de compétitivité « Tourisme » comme ils le sont pour SPORALTEC ou TERNERRDIS afin d’apporter les fonds propres et les conseils aux nombreux créateurs d’entreprises qui souhaitent se lancer dans ce secteur.

A l’heure ou le marché anglais s’effondre à l’image de la monnaie de ce pays, tous les yeux des opérateurs sont tournés vers les pays émergeants que sont l’Inde, la Chine, ou encore les pays du Moyen-Orient. Tous les processus et approches actuelles sont remis en cause avec l’arrivée de ces nouveaux clients. Des produits qu’il est nécessaire d’adapter, aux employés qui ne peuvent plus se contenter de parler une langue européenne pour satisfaire le chaland en passant par les canaux de communication et de ventes qui ne sont plus du tout les mêmes. Tout est à reconsidérer ! Le conseil scientifique d’un tel pôle de compétitivité serait alors un excellent conseil pour les élus. Par exemple dans le domaine des technologie (Je réagi, ici à une information qui reste à vérifier selon laquelle le département de la Haute-Savoie aurait récemment opté pour une infrastructure de réseau basé sur des liasons « cuivre » en lieu et place de la fibre optique plus onéreuse à installer mais bien plus performante) est la marque d’une méconnaissance de la manière dont on peut rentabiliser de tels investissements car l’industrie touristique est fortement consommatrice de bande passante. Les vidéos, les images, l’accès aux bases de données à distance sont les outils de promotion d’aujourd’hui. Les clients arrivent de plus en plus souvent avec leur PC dans leurs bagages pour rester connecté avec leur monde à nous de leur offrir des vitesse de transmission identiques à celles qu’ils connaissent dans leur environnement.
Un pôle de compétitivité est un fantastique outil pour décloisonner les acteurs de cette industrie comme le déclarait Jean-Jacques DESCAMPS – Co-Président de l’IFT lors d’une session dédiée à la recherche dans ce secteur industriel : « les changements économiques, technologiques et culturels qui touchent toutes les activités du tourisme exigent plus que jamais la professionnalisation et l’internationalisation de ses métiers et l’excellence de ses entreprises » - point de vue que je reprenais dans un billet dédié à la recherche en tourisme. Positionner cet outil dans les Pays de Savoie en recherchant des synergies avec nos voisins suisses et italiens qui sont confrontés aux mêmes défis est une opportunité non seulement pour les acteurs locaux, mais pour l’ensemble de l’industrie touristique.

Il est évident que la dynamique générée par un pôle de compétitivité est un atout pour innover et ainsi maintenir et créer les emplois de demain quelques soit les évolutions climatiques ou économiques même si le Tourisme représente que ~12% du PIB des Savoie et 6,2% de celui de la France.

Jean-Claude MORAND – 15 juillet 2009

11.7.09

Un vrai TGV à Annecy. Oui, mais pas uniquement pour les JO

TGV PSE at Gare de Lyon par Matthew Black

Vous êtes nombreux, en Haute-Savoie, à souhaiter qu’un vrai TGV arrive à Annecy et presque autant à penser que les JO sont la seule solution pour que les investissements nécessaires à cette infrastructure soient décidés. Je fais bien entendu partis de ceux qui pensent qu’il est inacceptable de mettre autant de temps pour relier Lyon à la capitale haut-savoyarde. Mais pourquoi faut-il invoquer une manifestation de 15 jours pour cela ? Les activités touristiques, très médiatisées, ne représentent que 12 % du PIB des Savoie. 88 % de ce PIB est donc lié à d’autres flux. Combien sommes-nous à devoir nous rendre à Paris tous les mois de l’année en prenant le TGV de 5 h 32 pour arriver à 9 h 15 ? N’est-il pas plus judicieux de revendiquer une infrastructure digne de ce nom pour soutenir l’industrie dans son ensemble et le secteur tertiaire en forte progression ? N’avons-nous pas des pôles de compétitivité (Imaginove, Sporaltec, Arve Industries Haute-Savoie Mont-Blanc, Minalogic) sensés donner une impulsion économique à des secteurs stratégiques de notre industrie. Le seul lié aux activités couvertes par les JO est SPORALTEC dont le siège est à Saint-Etienne. Il a perdu sa labellisation faute d’une activité suffisante. Malgré les déboires de Salomon et de Dynastar dans notre département, il reste toutefois quelques usines génératrices d’emplois stimulatrices l’activité économique. L’agence économique départementale évalue « qu’en Haute-Savoie, on compte une dizaine d’établissements dédiés à la fabrication d’articles et de matériels soit près de 1600 salariés, des fabricants de vêtements et plus de 370 commerces de détails spécialisés (employant plus de 2000 salariés) ». Les premiers employeurs privés restent Entremont, les Eaux d’Evian, SOPRA, SOMFY, SNR, Staubli, Provencia, Crédit Agricole, TEFAL… pas beaucoup d’employeurs touristiques de grande envergure à l’exception de la Compagnie du Mont-Blanc à Chamonix (220 permanents et plus de 400 employés en saison).

Si selon les statistiques du Conseil Général l’économie haut-savoyarde offre plus de 200’000 emplois privés, plus de 66000 frontaliers viennent s’ajouter à ce chiffre, soit plus de 266000 emplois.


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C’est pour tous ces emplois que nous devons nous battre pour que des liaisons avec les principales capitales européennes soient les plus rapides possible et non parce que quelques milliers de visiteurs viendront passer 15 jours dans neuf ans au pied des pistes. C’est aujourd’hui que le chômage à monté de 90% dans la vallée de l’Arve et c’est aussi cette année que TEFAL à renvoyé ces intérimaires à la maison ! Alors si les ~21000 employés du secteur touristique (toujours selon les statistiques du Conseil Général) représentant 8% de l’emploi dans le département méritent une attention particulière, il faut garder la mesure de la proportion en n’oubliant pas les 92 % des postes de travail fournis par les autres secteurs économiques. Où est le potentiel de création d’emplois supplémentaire ou tout simplement de maintien des postes de travail ? Dans l’industrie touristique qui observe la fonte des glaciers et la réduction de la durée de la présence du manteau neigeux à 1500m qui serait réduite d’un mois sous les assauts du réchauffement climatique ? Combien de stations de sports d’hiver auront eu le même destin qu’Abondance en 2038 lorsque les prêts souscrits pour financer les équipements auront enfin été remboursés ?

Sur le plan de l’organisation des transports pour une manifestation comme celle des JO, il est certes intéressant de pouvoir proposer une liaison ferroviaire performante, mais si vous êtes un anglais, allemand, autrichiens, américain ou japonais quel moyen de transport allez-vous utiliser ? Probablement pas le train, mais plus sûrement l’avion jusqu’à Genève ou la voiture qui reste encore le meilleur moyen pour relier Munich ou Innsbruck à Annecy.

Pour toutes ces raisons, je reste très favorable à la création d’une vraie ligne de TGV jusqu’à Annecy. Mais la motivation ne pas être liée à l’hypothétique obtention des JO, mais tout simplement à la nécessité de créer et maintenir une activité économique digne de ce nom en Haute-Savoie.

Je crains que l’utilisation du seul argument des JO pour obtenir un "vrai" TGV et toute autre infrastructure soit une porte ouverte pour invoquer un refus en cas de non-sélection de notre région pour cette manifestation et maintiendrait donc notre tortillard pour de nombreuses années.

Jean-Claude MORAND 11/7/09

La photo est de Mathew BLACK prise à la Gare de Lyon

27.6.09

1,15M€ investis dans 6 entreprises avec un investissement important pour le secteur touristique

Dans un contexte économique difficile, SAVOIE ANGELS et ALLOBROGES PARTICIPATIONS, son fonds d’investissement, deviennent des partenaires financiers privilégiés des entreprises innovantes dans les Savoie. SAVOIE ANGELS confirme sa montée en puissance sur le 1er semestre 2009

SAVOIE ANGELS logo

Au 15 juin 2009, les adhérents de SAVOIE ANGELS ont investi 700 K€ directement et 450 K€ par leur fonds d’investissement Allobroges Participations, soit un total de 1,15 M €, un montant égal à celui de l’année 2008 en 6 mois seulement. Pour rappel, Savoie Angels avait investi en 2008 dans 7 dossiers à hauteur de 1,1 M€. Ceci prouve encore une fois la réactivité et l’importance du réseau d’investisseurs de proximité dans le développement économique savoyard, absolument nécessaire dans un contexte de crise financière où un appui aux entreprises est fortement souhaitable. Conjointement avec Grenoble-Angels, le plus gros investissement (SWEETBEAM) a été effectué dans une entreprise opérant sur le secteur touristique. D'autres dossiers de start-ups de ce secteur économique sont encore à l'étude particulièrement dans le domaine des TIC. 

SAVOIE ANGELS a donc investi dans les sociétés suivantes :

- BIOPARHOM : conception et commercialisation de services et produits dérivés de la technique de bioimpédance. L’application premièrement visée est l’analyse de la composition corporelle, notamment : tissus (masse grasse), fluides (hydratation), métabolisme (réactivité membranaire).

- NOVOCIB : Développement et commercialisation d’un système enzymatique permettant de tester la fraîcheur de la chair animale, et plus particulièrement du poisson.

- COMPILATIO : développement de logiciel de veille et de détection de plagiat

- SWEETBEAM : Service de gestion de revenus pour hôtels de luxe par un système de cadres numériques au contenu personnalisé pour chaque client

- NOVA GAMING : souris et tapis de souris hautes performances pour les gamers

- CHAMBERY SAVOIE HANDBALL : une action de solidarité auprès d’un acteur local…

Comme le précise Dominique Favario, Président de SAVOIE ANGELS « notre action renforce et développe un capitalisme de proximité dont le but est de permettre aux PME de notre région, de conforter leurs fonds propres, financer leurs projets de développement et aux chefs d’entreprises de bénéficier d’un accompagnement de qualité ».

SAVOIE ANGELS, l’association de Business Angels de Savoie, créée en 2006, compte à ce jour 140 adhérents. Sa renommée n’est plus à faire : elle a été lauréate dans la catégorie Initiative Territoriale des Trophées de Savoie organisés par le Conseil général de Savoie et a participé à plusieurs événements tels que la conférence économique au Phare en janvier, le Salon des Entrepreneurs à Lyon en juin dans le cadre du réseau Rhônalpin de Business Angels.

SAVOIE ANGELS apporte non seulement des fonds aux entreprises, mais aussi les compétences, l’expérience professionnelle, le réseau et le carnet d’adresses de ses membres, synergie qui permet aux entreprises à potentiel de se développer et de créer des emplois dans la région.

 

Jean-Claude MORAND

25.6.09

GOOGLE lance des cartes de visites culturelles - City Tours

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J’utilise régulièrement Google maps pour tracer et mémoriser mes itinéraires de montagne que je publie sur mon blog de randonnées. Les itinéraires peuvent être enregistrés de manière privée ou publique. Vous pouvez ainsi découvrir le parcours de l’une de mes dernières sorties à l’aiguillette des posettes à Chamonix en cliquant ici. Google n’étant pas une entreprise philanthropique, les chercheurs de leurs laboratoires testent actuellement à utiliser la fonction itinéraire de ce système de cartographie pour relier entre eux des points d’intérêts d’une ville. L’intérêt étant de pouvoir afficher un maximum d’Adwords et donc de générer du revenu. Du point de vue de l’utilisateur, il est certain que cette approche permet une préparation méticuleuse d’un séjour dans une ville que l’on ne connait à priori pas. C’est une aide appréciable pour établir un parcours de visite à partir d’un point donné (notre hôtel par exemple) et ce, sur plusieurs jours.

Pour la version beta de City Tours, les lignes du parcours ne suivent pas encore les rue, mais cette fonction étant présente sur Google maps, il est probable qu’elle vienne s’ajouter prochainement. De même que la possibilité de pouvoir personnaliser le parcours en déplaçant les lignes.

Jean-Claude MORAND 25/06/09

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23.6.09

Des étudiants de l'EHL gagnent le « Prix du Jeune Entrepreneur »

Des étudiants de l'EHL gagnent le « Prix du Jeune Entrepreneur».


Ce concours organisé par le service français en charge du commerce extérieur récompense une équipe d'étudiants des grandes écoles suisses (St Gall, EPFZ, EPFL ou Ecole Hôtelière de Lausanne) avec un prix de 20000 CHF. Le projet doit avoir un lien avec la France. L'équipe gagnante a développé un projet de réseau social (encore un !) pour les résidents de "resorts" afin qu'ils puissent se rencontrer et prendre une participation active à la vie de leur lieu de séjour temporaire.

Chez nous, on connais les appéros à ralonge pour briser la glace... je n'ai pas lu leur projet, je reprends ici un communiqué de l'école.

Jean-Claude MORAND

22.6.09

GOOGLE planche sur la reconnaissance visuelle automatique des éléments du patrimoine mondial

Si la Tour Eiffel et l’Arc de Triomphe sont des monuments universellement reconnus, de nombreuses destinations ont un patrimoine largement ignoré des guides touristiques traditionnels faute de les avoir référencés. Je ne sais si, cette approche fait partie des desseins que les chercheurs de l’Université de Singapour et de Google, mais ils se sont donnés pour objectif d’essayer de produire un inventaire des centres d’intérêts touristiques sur la Terre. Pour cela, ils ont utilisés plus de 21 millions d’images stockées dans la base de Picasa et de Panoramio qu’ils ont comparés avec un échantillon d’images géo-taggées issues. L’équipe de Google vient de démontrer dans un papier de recherche présenté lors d’une conférence sur la reconnaissance visuelle à Miami (Floride) qu’ils pouvaient obtenir un taux de reconnaissance supérieur à 80%. Ceci suppose qu’ils disposent d’un nombre suffisant de clichés qu’ils regroupent en clusters, les clichés étant sélectionnés en fonction de leurs similitudes visuelles. Un des clusters présentés est celui de l’Acropole d’Athènes qui est l’un des monuments les plus photographiés en Europe sachant qu’ils ont effectué leur étude en utilisant l’anglais comme langue de travail. Car en plus de la reconnaissance visuelle, ils utilisent largement les fonctions d’indexation du moteur de recherche de Google qui utilise aussi les tags attachés aux images ainsi que les descriptions enregistrées par les internautes. L’une des limites actuelles de la recherche, qui se veut sans objectif commercial pour l’instant, est celle des différences linguistiques. Par exemple, ils n’identifient que 101 centres d’intérêt en Chine pour 5312 sur la Planète dans 1259 centres urbains de 144 pays.

Les chercheurs évoquent la possibilité d’injecter les données issues de ces clusters d’images dans des systèmes de modélisation 3D sans en préciser la nature. Je suis certain que les producteurs de logiciel de Personal Navigation Devices (PND) trouveront là une possibilité d’enrichir leurs bases de données et surtout les moyens de produire des images de synthèse beaucoup plus rapidement tout en associant la masse d’information attachée à toute les images prise par les millions de touriste qui visitent ces centres d’intérêts.

Pour en savoir plus sur cette recherche, téléchargez le papier présenté ici

L'image est issue d'un billet sur le blog de Google posté par Jay Yagnik, Head of Computer Vision Research

 

Jean-Claude MORAND

17.6.09

Comment les internautes préparent-ils leur voyages ?

Le JDN a toujours eu un (*) intérêt pour le tourisme en ligne, alors comme beaucoup de mes lecteurs sont des responsables d'OT, vous suivrez peut-être avec intérêt l' enquête qu'ils lancent pour essayer de mieux comprendre le comportement des internautes pour la préparation des voyages. A découvrir ici.

Est-ce la loi des séries, mais M6 prépare aussi une émission sur ce thème... j'ai répondu à un journaliste, mais je ne sais pas quand l'émission sera diffusée.

 

Jean-Claude MORAND 17/6/09

 

(*) J'ai co-écrit pour Benchmark une étude en 1999 sur le Tourisme et Internet...

16.6.09

Entre les 2 mon coeur balance !

16.06.09 Le Journal du Net, m'a fait l'honneur de solliciter mon avis quant à l'utilisation des navigateurs. J'en ai profité pour reprendre mon crédo sur l'intelligence collective et les portes que ces outils nous ouvrent sur la connaissance. A lire ici

Jean-Claude MORAND

8.6.09

REZOTOUR - Un réseau social vertical pour les professionnels du tourisme

Billets de rezotour.com

8/6/09 -Alors que les réseaux sociaux professionnels tel que Linkedin ou Viadeo créent des communautés d’utilisateurs en fonctions de leurs intérêts, nous voyons les animateurs des communautés historique lancer leur propres initiatives. Nous connaissions Babelio, un réseau social pour les passionnés de lecture qui prend exemple sur LibraryThing ou encore proagora.com pour les professionnels .NET ou Java. Alors que le Web 1.0 ne considérait qu’un seul émetteur de l’information, les techniques du Web 2.0 permettent un recours aux réseaux sociaux pour partager la connaissance. Certes ces réseaux ont souvent une audience limitée de part la nature de leur cible aussi diverses que les amateurs de chiens (Dogster), de vin (Cork’d), d’automobiles (Boompa), les musulmans (Muslimspace) ou les Grenoblois (Peuplade), les suisses romands (Rezonance). Mais lorsqu’une publication comportant plus de 3000 auteurs et une cible d’1.8 millions d’employés au sein de l’industrie touristique en France on peut légitimement penser que le succès sera au rendez-vous. C’est ce qui vient de faire le groupe de la Revue Espaces en proposant aux professionnels du tourisme de venir échanger sur REZOTOUR. Claudine CHASPOUL, rédactrice en chef de la revue déclarant « Espaces lance Rezotour, un réseau social professionnel dédié au secteur tourisme-loisirs-culture. Tous les professionnels du secteur tourisme-loisirs-culture (opérateurs, institutionnels, chercheurs, enseignants..) ont vocation à rejoindre Rezotour. Rezotour a une grande ambition, celle de devenir LE réseau professionnel du tourisme, des loisirs et de la culture. Associé à l’ensemble des sites du groupe (revue-espaces.com, emplois-espaces.com, etudes-espaces.com), Rezotour permet de créer des plates-formes collaboratives s’appuyant sur les outils du web 2.0. ».

Alors même si vous êtes déjà sur Linkedin, une inscription sur Rezotour reste gratuite et vous permettra d’ici quelques semaines de faire partie de la grande communauté des professionnels du tourisme et de pouvoir partager des informations très utiles pour résoudre vos défis qu’ils soient purement professionnels ou liés à l’évolution de votre carrière.

7.6.09

Comment financer les programmes et les équipes ?

image 7/6/09 - Troisième et avant dernier billet pour vous présenter les résultats du 1er grand débat de l’IFT qui s’est tenu au CNAM (Paris) le 28 mai. Dans mon précédent billet, j’ai évoqué les approches proposées par l’Institut Français du Tourisme (IFT) pour hiérarchiser la recherche. Aujourd’hui, je vous invite à découvrir les propositions faites pour « financer les programmes et les équipes » de recherche en tourisme, en rappelant que le texte officiel est disponible sur le site de l’IFT.

Ce sujet n’a été traité que très rapidement et la fiche remise aux participants est un bref inventaire de ce que tous les laboratoires de recherche universitaires connaissent dans ce domaine. Le groupe de travail qui a planché sur ce thème déclare que « plusieurs constats s’imposent : il n’existe pas France de programme direct de financement de la recherche en tourisme, mais beaucoup de ceux existants sont applicables au tourisme. Aucune cartographie de l’existant et des potentiels n’est disponible, pas plus que d’un recensement exhaustif des différentes règles et de l’ensemble des financements (ADEME,, PREDIT, schémas régionaux de l’innovation, etc.) ». Il est ensuite proposé de créer une plateforme du financement des recherches qui pourrait être l’interface de référence des appels d’offres.

J’observe que le financement privé n’apparait pas dans ce catalogue, alors que la plupart des appels d’offres requièrent que les participants privés appondent au projet une contribution égale à celle du publique. Pour avoir récemment soumis un dossier au concours pour la création d’entreprises de technologies innovantes avec un projet lié au tourisme, je ne peux que souscrire à la création d’une entité de soutien pour répondre aux appels d’offres lié à l’industrie touristique. En ce domaine, il me semblerait plus judicieux d’avoir une structure très légère, au sein d’ATOUT France (ex-ODIT) ou d’OSEO, qui pourrait intervenir comme expert « tourisme » pour les projets couvrant ce sujet.

Par ailleurs, pour enseigner de temps en temps en Suisse les grandes écoles de ce pays ont un volet recherche en tourisme qui commence à être porteur de projets intéressants en tourisme avec une aura internationale, ceci aussi bien à l’Ecole hôtelière de Lausanne que de la Haute Ecole Valaisanne qui héberge l’Institut Suisse du Tourisme. Notons aussi que ce dernier gère avec l’IMUS (Université de Savoie) un Master en tourisme. A l’heure où les bureaux de votes viennent de fermer leurs portes des élections européennes, mon activité transfrontalière me permet aussi à la vue de ce dernier exemple de proposer un rapprochement plus marqué avec les pays frontaliers ce qui permet aussi de trouver des financements européens en plus des synergies avec nos amis italiens, suisses, allemand, espagnol…

2.6.09

PHOCUSWright lance sa communauté des pros du voyage...

2 juin 09 - J' en connais qui ne doivent pas être très content de s'être fait voler la vedette à quelques jours de leur propre lancement...car Phocuswright vient de lancer son propre réseau social des pros du voyage. Avec le contenu traditionnel maintenant de vidéos, de news, d'interaction avec les membres du réseau... un site à suivre sous http://connect.phocuswright.com/. Certes, le site est en anglais... mais qui ne lit pas cette langue parmi les pros du tourisme ?, mais attendons encore quelques jours avant de découvrir une initiative francophone... restera alors à naviguer entre Video, Facebook, Linkedin, Twitter, Rezonance pour la Suisse et les réseaux sociaux professionnels qui se multiplient.

30.5.09

Peut-on hiérarchiser les priorités de recherches ?

30/5/09 - Dans mon précédent billet, j’ai évoqué les approches proposées par l’Institut Français du Tourisme (IFT) pour décloisonner les disciplines et les acteurs. Aujourd’hui, je vous invite à découvrir les propositions faites pour « hiérarchiser les priorités » de la recherche en tourisme, en rappelant que le texte officiel est disponible sur le site de l’IFT.

Une des hypothèses posées au début de ce débat a été de considérer que la France devrait/pouvait accueillir 60 à 80 millions de touristes dans 50 ans ! Cette hypothèse étant justifiée par l’arrivée de nouveaux clients sur le marché international du tourisme. Et d’immédiatement se poser la question de savoir d’où viendraient ces nouveaux clients, quelles seraient leurs attentes ? Et de convaincre la Société de l’intérêt de l’industrie du tourisme pour la nation ! Bien que je sois en accord avec l’aspect mathématique de cette approche, je ne peux la prendre en considération sans imaginer l’impact écologique d’un tel accroissement de visiteurs sur les principaux sites touristiques de notre pays que cela soit les centres culturels urbains, le littoral ou la montagne. Devons-nous adhérer à cette approche quantitative ? N’existe-‘il pas d’autres pistes qui permettraient d’augmenter la contribution du tourisme au PIB tout en protégeant notre patrimoine ? Un intervenant soulignait qu’au début du 19e siècle, le tourisme était un contributeur bien plus important à l’économie française. Il l’était alors avec des infrastructures bien moins développées qu’elles le sont aujourd’hui, mais toutes étaient alors d’une qualité relative bien supérieure pour l’époque. Alors pour gagner un point de PIB, je pense qu’il existe un mix de pistes permettant d’accroître la consommation touristique notamment en proposant des produits de plus haut de gamme et plus complet sans pour autant doubler le volume des entrées sur le territoire.

Quant aux priorités en elles-mêmes, elles ont été présentées autour de 4 axes :

1. Les priorités académiques “générales» comportant plusieurs sous-sections telles que Qu’est-ce que la recherche en tourisme ? Historique du poids économique du tourisme en France ; mesure de l’impact du tourisme sur les autres secteurs d’activités ; réactualisation des indicateurs économiques ; évolution de la perception du tourisme français par les étrangers ; points forts et points faibles de l’exercice “à la française” des métiers du tourisme face à l’internationalisation ; Évaluation et redéfinition des modes de gouvernance territoriale du tourisme : qui peut, qui doit le faire ? Comment définir une stratégie de développement durable aux différentes échelles territoriales ? Les identités culturelles et touristiques face à la mondialisation.

2. Les priorités académiques “appliquées» comportant une longue liste de sujets qui vont des nouvelles législations et réglementaires en passant par toutes les formes de tourisme, les facteurs d’innovation en tourisme ou encore la démographie et le tourisme.

3. Les priorités d’entreprises articulées selon 4 domaines principaux :

a. La consommation et le marché dont les orateurs n’ont malheureusement pas pu détailler leurs intentions. Dommage, car en ce domaine on peut s’attendre à des évolutions significatives au cours des années à venir. Plus généralement, j’ai développé dans mon ouvrage Toursime 2.0 une théorie démontrant que les changements comportementaux des consommateurs que sont les touristes bouleversaient de nombreux aspects du marketing touristique. Ne voyons-nous pas de nombreuses agences de voyages « brick-and-mortar » être en difficultés, les guides papier être remplacés par les évaluations collaboratives ? Autant de phénomènes qui ne sont pas que des avancées technologiques, mais aussi une vraie métamorphose des processus marketing.

b. Les infrastructures qui sont introduites dans le communiqué remis aux participants essentiellement sous l’aspect des transports. Là encore, il est probable que les vingt prochaines années apporteront leur lot de surprises et pas uniquement pour transporter les touristes.

c. Le développement durable.

d. La technologie réduite à seulement 2 aspects que sont le RFID et le GPS. Là, je suis carrément resté sur ma faim. Mais, cela peut se comprendre compte tenu du profile du Professeur Jacques MARSEILLE, Président du Comité scientifique et professionnel, qui s’est, en plusieurs reprises, positionné comme un historien. Plus que de faire une longue liste des technologies qui vont modifier l’offre et la demande en matière touristique, j’ai pris la résolution de faire parvenir à comité non seulement ma vision, mais aussi 21 propositions pour le tourisme du 21e siècle que nous avons listé avec un panel de professionnels du tourisme coordonnés par Philippe FABRY. En ce domaine, la France a des atouts en particulier en informatique que cela soit dans le domaine des infrastructures (WiMax, ADSL, Fibre, stations météo…) que des logiciels (traitement du langage, Intelligence artificielle, Agents conversationnels animés, cartographie, imagerie 3D, web sémantique…). Nul doute que l’IFT saura mobiliser les ressources de l’ex ODIT, du CNAM ou des nombreux laboratoires en informatique pour initier des programmes de recherche plus ambitieux et plus ouverts.

4. Quelques autres propositions dans des domaines aussi variés que le développement touristique et fiscalité, la chaîne de valeur et le tourisme comme moteur de développement des pôles d’excellence rurale et leur transformation. La deuxième proposition, à elle seule, peut mobiliser énormément d’énergie et de financement afin que les prestataires français et européens puissent proposer de manière aisée, leurs services et produits afin qu’ils s’intègrent dans les packages dynamiques proposés par de nombreuses agences en ligne tout autour de la Planète. Cela passe sans aucun doute par de nombreuses actions d’évangélisation et de formation aux standards XML et que l’industrie accepte d’entrer sur la scène internationale en oubliant un peu les standards franco-français. Bref, il y a du travail !

29.5.09

Quelle stratégie pour la recherche et l’innovation en Tourisme ?

Hier (le 27/5/09), j’ai écouté les résultats de 3 groupes de travail constitués par les initiateurs de l’Institut Français du Tourisme (IFT) sous l’égide du CNAM. Hervé NOVELLI introduisait ce « débat » en saluant l’originalité de la démarche qui se veut un pré-organisationnelle avant de créer une structure qui se donne pour objectif de créer « un réseau de pôle d’excellence à vocation internationale pour la recherche, la formation et l’innovation dans le tourisme. ». Jean-Jacques DESCAMPS – Co-Président de l’IFT soulignait combien « les changements économiques, technologiques et culturels qui touchent toutes les activités du tourisme exigent plus que jamais la professionnalisation et l’internationalisation de ses métiers et l’excellence de ses entreprises » – point de vue également renforcé par Paul DUBRULE (Accor) également Co-Président de l’IFT – et ses territoires. Ces deux personnalités utilisent contribuent aux actions de lobbying pour proposer leur savoir faire en matière de formation et de recherche à la nouvelle organisation « Atout France », issue de la fusion entre ODIT et la Maison de la France.

Ce premier « débat » qui en en fait été plus une série de présentations qu’un réel débat… (mais que pouvions-nous espérer avec 250 participants ? ) abordait 3 thèmes :

1. Comment décloisonner les disciplines et les acteurs ?

2. Peut-on hiérarchiser les priorités de recherches ?

3. Comment financer la recherche et l’innovation au sein de l’industrie touristique ?

Si vous n’avez pas assisté à ce 1er débat, vous trouverez le dossier participant sur le site de l’IFT avec la présentation Powerpoint utilisée par les intervenants ; ces documents vous donneront le point de vue officiel de cette manifestation et la suite de ce billet mes observations et ressentiment sur ce que j’ai entendu.

Comment décloisonner les disciplines et les acteurs ?

L’industrie touristique est très largement atomisée alors qu’elle représente un peu plus de 6% du PIB de notre pays soit presque le double de celui de l’industrie automobile dont on parle beaucoup en ce moment, les acteurs ne sont pas réellement en mesure de faire entendre leur voix. Les intervenants ont précisé, un peu trop timidement à mon goût, que les touristes avaient décloisonné leurs approches depuis longtemps. Bien que les nouvelles technologies aient été mentionnées comme un moyen d’apprendre et de s’enrichir, elles ne l’ont pas été envisagées pendant le débat sous l’angle des nouvelles interfaces avec le produit « France ». Petra FRIEDMANN DG d’OPODO était pourtant bien là mais son témoignage a été concentré sur une présentation de l’analyse du comportement des internautes que publie son entreprise. Deux types de décloisonnement (endogène et exogène) ont été abordés dans la limite d’un temps trop restreint pour que l’on puisse vraiment apprécier les opportunités de ces réflexions. Les travaux futurs de l’IFT concluront peut-être que la récurrence des visions anticipatrices émises par la multiplicité des acteurs évoquée plus haut est une sérieuse limite à toute stratégie. Et honnêtement, sur le plan de l’approche intellectuelle d’un groupe d’acteurs qui se veut fédérateur, je ne comprends pas pourquoi une segmentation de type exogène serait considérée à ce stade. Cela reviendrait à exclure certains acteurs de la réflexion ! Idée qui n’est certainement pas le dessein des fondateurs de l’IFT. En revanche, j’observe que de nouveaux acteurs avec des moyens en capitaux énormes arrivent mieux que les acteurs traditionnels à articuler et mettre en œuvre une vision novatrice du tourisme. Les groupes hôteliers ont su trouver les moyens humains, logistiques et financiers pour intégrer de nombreux éléments de la chaine de valeur de fabrication des produits touristiques. Et depuis, quelques années, les nouveaux distributeurs que sont les agences de voyages en ligne (OTA) et sites d’évaluation, EXPEDIA en tête, intègrent verticalement de plus en plus de phases de cette même de valeur. Il s’agit en particulier de la génération de l’information sur ce que nous appelons en France les territoires, l’évaluation des services, la communication, la réservation et phénomène nouveau les aspects sociaux liés au voyage (gestion des communautés de voyageurs).

Mon prochain billet sera consacré au 2ème thème : comment peut-on hiérarchiser les priorités de la recherche ?

16.5.09

L’Europe : Plus de 50 milliards d’Euros au service de la recherche ! y compris pour les communication entre véhicules.

16/05/09 - clip_image001Depuis quelques semaines, je suis l’évolution de la campagne pour les élections européennes du 7 juin prochain. Nos députés doivent apporter au parlement européen une voix suffisamment crédible pour se faire entendre de nos voisins et surtout pour élaborer une législation européenne qui soit la plus pertinente possible. Ils ont en charge des budgets énormes. Ce sont eux qui dessinent notre futur, choisissent et votent les budgets de la recherche qu’aucun pays peut, au 21e siècle, assumer seul. Et Dieu sait, si la complexité des dossiers augmente au fil des années !

Ainsi pour prendre l’un des thèmes qui m’est cher, la connaissance repose au cœur de la stratégie de Lisbonne de l’Union européenne, qui compte devenir «l’économie de la connaissance la plus dynamique et la plus compétitive du monde ». Le « triangle de la connaissance » -recherche, éducation et innovation – est un facteur essentiel dans les efforts de l’Europe visant à atteindre les objectifs ambitieux de Lisbonne. De nombreux programmes, initiatives et mesures de soutien sont réalisés au niveau européen en faveur de la connaissance. Le septième programme-cadre (7e PC) regroupe sous un même toit toutes les initiatives de l’UE ayant trait à la recherche et joue ainsi un rôle crucial dans l’atteinte des buts concernant la croissance, la compétitivité et l’emploi. [1]

Dans les propositions modifiées de la Commission pour le 7e PC, le montant maximum total prévu de la participation financière de la Communauté dans le septième programme cadre de l'UE devrait être de 50,521 milliards EUR pour la période 2007-2013.

www.car-to-car.org

Figure 1 Image empruntée au site http://www.car-2-car.org/

Pour vous inciter, lecteurs concernés par les problématiques touristiques et des nouvelles technologies, suivez-moi pour découvrir l’un des nombreux projets financés par l’Europe. Les recherches conduites sous le leadership de Daimler avec la participation des principaux constructeurs européens et bien entendu Renault : « L’internet des véhicules ou la seconde génération des services télématiques » dans le cadre et avec le support du département Intelligent Transport Systems (ITS) de la Commission Européenne. Ce consortium de recherche développe une stratégie de communication « vehicule-to-vehicule » (V2V) ou car-2-car actuellement orientées vers des applications de sécurité et de gestion du trafic routier. Le système de communication du CAR 2 CAR est issu du standard IEEE 802.11p, plus connu sous le nom Wireless LAN ou encore WiMAX. Dès que deux véhicules sont dans le périmètre de communication, la connexion est automatiquement établie afin de devenir un élément du réseau à géométrie variable. Il s’agit exactement du même principe que lorsque vous ouvrez votre PC portable dans une zone WIFI. Comme la portée du réseau est limitée à quelques centaines de mètres, chaque véhicule se voit aussi doté d’une fonction de routeur lui permettant ainsi de relayer les messages aux autres véhicules. L’algorithme de routage prend en compte la position du véhicule afin de pouvoir ajuster la topologie du réseau (VANETs) en temps réel. Cette approche technologique permet d’introduire Internet dans la voiture et donc d’imaginer toute une série d’applications commerciales qui vont bien au-delà des aspects sécuritaires couverts par le consortium européen. Dans le domaine touristique, c’est une opportunité extraordinaire de pouvoir informer touristes qui se trouveraient dans un périmètre de communication déterminé par une série de relais. Associé à une approche de « Véhicule Relationship Management » (VRM) qui permettrait soit d’identifier les véhicules avec qui vous voulez communiquer en priorité, soit d’exclure une catégorie particulière (par exemple les résidents habituels) il devient possible d’imaginer de pouvoir guider les conducteurs vers des attractions particulières, de leur transmettre des informations commerciales ciblées ceci en utilisant la langue de leur choix et l’équipement de la voiture. Je trouve cette approche plus conviviale que le recours aux Personal Navigation Device (PND) dans la mesure ou l’interface homme-machine disponible est plus évoluée (écrans plus larges, projection sur le pare-brise des informations ou sur les écrans des passagers, utilisations des haut-parleurs du véhicule, capacités accrues de synthèse vocale,…). Je ne manquerai pas, si j’en ai l’opportunité de faire référence à cela lors du débat sur la recherche en matière touristique organisé par l’Institut Français du Tourisme le 27 mai prochain au quel je compte participer.

Ces recherches sont possibles en Europe grâce aux stimulus organisationnels et financiers initiés par la Commission Européenne.

C’est l’une des raisons pour laquelle j’irai voter le 7 juin ! Et vous ?

Pour en savoir plus :

http://www.leearmstrong.com/DSRC%20Home/General%20Info/short.mpg Une petite vidéo de Mercedes Benz qui illustre ces propos.

http://ec.europa.eu/transport/its/index_en.htm

www.pre-drive-c2x.eu

http://www.car-2-car.org

www.comesafety.org

http://homepage.fudan.edu.cn/~yubohome/References/VANET/VANETResource.htm

http://cordis.europa.eu/fp7/understand_fr.html

http://www.i-f-t.fr/debat.htm


[1] Source : http://cordis.europa.eu/fp7/understand_fr.html


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24.4.09

Savoie Angels : Une force de frappe de 2 millions d'Euros pour l'économie des Pays de Savoie

Pour tous ceux qui cherchent des fonds pour créer ou développer leur entreprise les business angels sont là pour vous aider, n'hésitez à soumettre vos dossiers. J'ai eu le plaisir d'être élu au Comité de Savoie-Angels hier soir (j'étais déjà membre du comité d'Allobroge Participations). Dans ce cadre, j'accorde une attention toute particulière aux Business Plans comportant un volet High Tech et Tourisme pour la région bien sûr, mais aussi pour d'autres si l'ambition de franchir les frontières locales est au rendez-vous.

8.4.09

Etats Généraux du Tourisme Régional - Nord Vaudois (Suisse)

J'aurai le plaisir de présenter quelques techniques issues de Tourisme 2.0 à un panel d'hôteliers et les partenaires intéressés, de près comme de loin, à l’industrie du tourisme et à son développement de la région vaudoise (Suisse)

Mardi 12 mai 2009 de 08.30 à 16.00,

à l’hôtel de la Prairie - Yverdon-les-Bains

De par ses aspects autant sectoriels qu’informatifs, et ses opportunités de réseautage, le programme ci-après devrait apporter des réponses à quelques unes des questions que les professionnels du tourisme se posent.

Programme préliminaire – Etats Généraux du Tourisme Régional

Accueil 08.30      
Statistiques 08.45 Office fédéral de la statistique Vincenzo Carelli Fonctionnement et nouveaux indicateurs pour la région.
Scénographie 09.15 Designer Pierre-Alain Bertola Thématique et scénographie pour l’animation d’expositions temporaires.
  09.45     Pause café et biseautage
Financement de projets 10.30 Crédit Hôtelier Philippe Pasche Rôle du CH dans le soutien à l’hôtellerie par le financement et le conseil. Exemple de développement dans d’autres régions ?
  11.15 Service économie logement et tourisme (SELT)

Sandra Mordasini

Raphaël Conz

La LADE - Soutien financier et cautionnement aux entreprises touristiques, quelles opportunités et quelles démarches.
E-distribution 11.45 Cyberstrat Jean-Claude Morand

Comment gérer les commentaires pas toujours positifs sur les sites d’évaluation collaborative ?

  12.15     Cocktail dînatoire

Marketing

14.00 GMarketing Dr M.-O. Gemmet Positionnement de marques touristiques.
Ateliers 14.30 Discussion autour de questions sectorielles

Hôtellerie

 

 

Musées

 

Autres partenaires

Comment optimiser le flux d’informations entre nos sites et nos hôtels?

Comment augmenter les recettes de nos musées ?

Comment créer un réseau d’ambassadeurs ?

  15.45     Pause café et fin de la journée

Le prix de la journée complète est de CHF 55.- par personne, pauses et déjeuner compris. Pour réserver, veuillez simplement contacter l’ADNV,( contact@adnv.ch ) ; attention le nombre de places est limité.

 

27.3.09

Search Engine Marketing Clinic

HEG_fr_ang_moyen  Les 27 et 28 mai prochain, j'aurai le plaisir d'animer avec Ariel Wach un séminaire de formation dans le cadre de la Haute Ecole de Gestion de Genève : "Search Engine Marketing clinic".

Si vous décidez de nous rejoindre, à l’issue de ces deux jours, vous repartirez avec :

· une série d’actions, parfois simples, pour booster les visites sur votre site web ou votre blog ;

· des outils pour comprendre le fonctionnement des liens sponsorisés et du Search Engine Marketing (SEM, PPC) ;

· les connaissances pour optimiser vos campagnes promotionnelles auprès des moteurs de recherche ;

· les critères pour choisir les indicateurs de performance pertinents (CTR, Conversion Rate) et comment les interpréter avec les outils d’analyse de site.

Pour qui ? Chefs de produits, chargés de communication, attachés de presse, responsables du marketing, webmasters, cadres des services marketing, responsables de la promotion, trafic managers, cadres commerciaux, infographistes chargés de la création de sites web  - ayant une connaissance de base des principes de marketing.

Programme

Mercredi 27 mai 2009

· 9h à 12h30 : Sensibilisation au e-Marketing/Définition du Search Engine Marketing (SEM, SEO)

1. Importance croissante des ventes en ligne et changement de comportement des consommateurs

2. Définition des éléments entrant dans les stratégies de Search Engine Marketing

3. Revue détaillée des éléments à prendre en compte pour un bon référencement naturel (Search Engine Optimisation)

Le cours sera illustré par vos propres exemples issus de votre entreprise.

· 13h30 à 17h : Techniques avancées de référencement et travail pratique sur un site de votre choix

1. Identification des moyens externes pouvant améliorer le référencement de vos pages. Rôle des nouvelles approches du Web 2.0

2. SEM Clinic : A l’aide d’un logiciel de diagnostic de votre référencement nous produirons ensemble un rapport d’une trentaine de pages au minimum apportant autant de conseils pratiques pour améliorer la visibilité des pages sélectionnées par rapport à vos concurrents. Vous devez donc sélectionner votre site avant de venir et si vous n’avez pas de site, nous analyserons un site de vos concurrents.

Jeudi 28 mai 2009

· 9h 12h30 : Gestion des campagnes Google Adwords

1. Présentation des résultats obtenus lors des diagnostics réalisés la veille

2. Le marché des liens sponsorisés : comment les utiliser pour booster votre activité en ligne ?

3. Principes de création et de gestion d’une campagne de promotion en ligne : ce que vous devez connaître pour en tirer le meilleur parti

· 13h30-17h : Mesure des résultats

1. Exercices pratiques de création d’une campagne

2. Les indicateurs de performance : quels indicateurs choisir en fonction de vos objectifs ? Comment interpréter les chiffres et leur donner du sens ? Les outils disponibles sur le marché

3. ETUDE de CAS : Comment optimiser la diffusion de vos communiqués de presse en utilisant les techniques du Search Engine Marketing ?

Inscriptions : Jasna.Adler@hesge.ch

Plus d’info : +4122 388 1700

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Jean-Claude MORAND

24.2.09

60.9% des hôteliers suisses veulent des OT plus actifs

clip_image002Roland SCHEGG professeur à la Haute Ecole Spécialisée de Suisse occidentale (Ecole Suisse de Tourisme) et Thomas ALLEMANN de l’association Hotelleriesuisse viennent de publier les résultats d’une étude sur la distribution en ligne des produits hôteliers de ce pays.

Presque 2/3 des hôtels suisses proposent une option de réservation directe sur leur site web, mais ne réalisent en moyenne que 4% des ventes via ce canal. En comptant les GDS et plates-formes Internet de réservation ce chiffre atteint 12 % des ventes en 2008. Toutefois, l’ensemble des canaux électroniques représente presque la moitié (47,6%) des réservations avec pas moins de 26.2% pour les réservations transmises par email. La part de marché des plate-formes Internet de réservation augmente toujours pour atteindre 5.7% des ventes en 2008. Le téléphone et le fax restant toujours le moyen le plus prisé avec 28.4% des ventes. L’étude rapporte aussi que les organisations touristiques (OT/DMOs) réalisent un peu plus de réservations que les plates-formes Internet (IDS) de réservation (5.7 %), mais semble statistiquement lentement perdre du terrain. Ceci explique sans doute pourquoi 60.9 % des hôteliers interrogés souhaitent que leur Office du Tourisme soit plus actif et agressif dans la vente des chambres d’hôtels et surtout stimuler la vente durant les inter-saisons. Notons aussi que contrairement à la France, le portail myswitzerland.com propose un système de réservation utilisé par 63.9 % des hôtels devant les bases de données hôtelières comme Booking.com ou HRS. Expedia et Hotel.com n’arrivant qu’en 5ème position avec 31.3%.

Pour obtenir la synthèse complète des résultats, contactez-moi ou Roland SCHEGG.

Jean-Claude Morand – 22/02/09

11.2.09

Pour un CRM mutualisé

J’ai récemment eu l’occasion d’assister à la présentation d’un projet d’entreprise visant à proposer une clef USB pour « personnaliser » la relation client dans les Alpes. Tout en admettant que l’idée cherche à répondre à la problématique de nombreuses stations qui voient leurs clients partir sous d’autres cieux, la Haute-Savoie ayant, par exemple, perdu 4.5 millions de nuitées (1) entre 2001 et 2007 en passant de 39.1 millions à 34.6 en volume annuel. Alors, même si les conditions d’enneigement exceptionnelles ont fait remonter ces nuitées pendant la saison hivernale, il est évident que tous les acteurs doivent non seulement chercher à acquérir une nouvelle clientèle, mais aussi et surtout fidéliser celle qui fréquente déjà la région. La question est donc de savoir comment mettre en œuvre une stratégie de gestion de la relation client (GRC) et de customer relationship management (CRM). Doit-on matérialiser cela par un objet ? Une clef USB ? Une carte de crédit à l’image de ce qui se fait chez Holiski ne peut-elle pas jouer le même rôle sans pour autant créer une barrière chez le client qui devrait transporter dans ses poches un objet supplémentaire ? Le téléphone portable se comporte de plus en plus souvent comme une clef USB. Il est doté d’une mémoire non seulement pour stocker vos photos, mais aussi toutes sortes d’information. Il a de plus en plus souvent un câble USB qui vous permet de synchroniser vos contacts avec votre PC ou de transférer des fichiers. Il communique aussi avec bluetooth et/ou le WiFi autant dire avec presque tous les systèmes. Un cookie, un identifiant peuvent aussi tout aussi bien être le vecteur pour assurer personnalisation recherchée.

Je ne comprends donc pas pourquoi aller chercher une clef USB qui ne fait qu’accroître les coûts et créer une barrière entre le client et l’écosystème des stations.

Le véritable enjeu n’est pas la matérialisation d’un support, mais la recherche d’une meilleure fidélisation, d’une consommation accrue, d’une répétition des visites/achats. Sur le plan du CRM, une fois de plus la fragmentation des budgets et le refus impossibilité technique (pour être plus diplomatique) de mise en commun des données limitent considérablement l’ampleur des projets et donc leur pertinence, et par là le retour sur investissement potentiel. Dans le cas du projet qui était présenté, la rentabilité est recherchée uniquement sur l’aspect régie publicitaire, ce qui est un début, mais loin d’être optimisé en terme de retour. Le projet est cloisonné station par station alors que l’on sait que les skieurs, surtout les citadins visés par ce projet, aiment changer de lieux pour pratiquer leur sport favori. De plus, une fois l’effort entreprit de saisir les données des clients, autant exploiter la base de données au maximum pour mieux servir les consommateurs et apporter une vraie valeur ajoutée aux partenaires. C’est le modèle adopté par Mille Mercis qui mutualise le CRM entre plusieurs acteurs économiques. Pourquoi, l’industrie du tourisme ne saurait-elle pas s’inspirer de ces expériences pour créer une véritable approche CRM qui ne soit pas seulement un exercice promotionnel comme le fait très bien la Région Rhône-Alpes ou encore la Vallée d’Aoste, mais qui soit un véritable outil de vente mis à disposition des professionnels (ESF, Club de voile, Hôtels, restaurants, remontées mécaniques,…). Après abattu la barrière organisationnelle et géographique entre les acteurs, il restera alors à donner la possibilité aux Offices du Tourisme, lorsqu’ils se positionnent comme moteur de tels projets, de vendre et de sélectionner en toute liberté les produits qu’ils désirent mettre en marché grâce au CRM qui correspondrait à de la vente directe sans oublier les autres canaux qui resteront encore pour de nombreuses années les principaux pourvoyeurs de clients.

(1) Source Savoie Mont-Blanc Tourisme – Observatoire touristique départemental

Jean-Claude Morand - 11/02/09

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6.2.09

Où sont vos clients partis en excursion ?

clip_image002Où sont vos livreurs, les chauffeurs de taxi que vous gérez ? Une question récurrente qui revenait souvent sur les agendas des responsables de la logistique. La mise en œuvre des solutions de géolocalisation permettant de répondre à cette question était complexe. La généralisation des GPS et surtout des smartphones à donné l’idée aux développeurs de Google d’ajouter une couche sur ses cartes afin de localiser les personnes de votre réseau cela donne « Google Latitude ». Bien entendu, ils ont pris quelques protections en matière de gestion de protection des données individuelles comme vous pouvez le voir sur la vidéo de démonstration. Nul doute que des dérives verront le jour dans ce domaine. Mais est-ce nécessaire de rappeler que les polices du monde entier utilisent de plus en plus souvent les logs des opérateurs téléphoniques pour suivre les mouvements des victimes ou des suspects . Google, ne fait ici que de restituer sur la base du volontariat les données enregistrées par ailleurs et de les afficher d’une manière conviviale. Pour cette première version, la qualité de l’ergonomie est au rendez-vous. Je ne serai pas surpris de voir apparaître une version ultérieure qui permettrait de suivre dans le temps les déplacements du smartphone pendant une période définie. Le portage de cette application sur les terminaux embarqués dans les voitures me semble également une piste intéressante.

clip_image004En matière touristique, cela doit permettre de générer une valeur ajoutée appréciable. Je pense par exemple, à un réseau de chauffeurs de taxi qui pourrait ainsi positionner tous les véhicules sur une carte. Pas très innovateur me direz-vous ! Je vous l’accorde, mais dans ce cas, c’est presque gratuit.

Un tour opérateur qui organise des voyages dans des zones sensibles pourrait aussi doter le responsable du groupe d’un smartphone doté d’un GPS et suivre ainsi l’évolution du groupe de manière très précise.

Dans le domaine de la sécurité, la localisation d’une personne n’est plus limitée à sa présence dans une cellule de son opérateur téléphonique. La taille de la couverture géographique et surtout la précision de la localisation s’en trouvent améliorées.

Pour en savoir plus, visionnez la vidéo !

Jean-Claude MORAND 6/02/09

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26.1.09

Disney franchit une nouvelle étape dans le marketing 1to1

Bluffant !

Disney, réussit un tour de force à la fois dans le niveau de personnalisation de sa pub, mais aussi du buzz, car il est certain que vous allez être nombreux à reprendre cette vidéo à votre compte pour l'envoyer à vos amis comme l'a fait Vanksen dans mon cas.

Savourez la démarche et imaginez que vous soyez en mesure d'en faire autant pour votre destination ! C'est à coup sûr un taux d'engagement (CPE) et d'attention maximum !


Jean-Claude MORAND

20.1.09

Un buzz original pour une station de ski...

clip_image002RUMEUR PUBLIQUE et Les ARCS innovent, une fois de plus en matière de marketing. Après avoir pris des poussins comme logo pour promouvoir une station de montagne, ils lançaient l’an dernier des widgets, histoire de se démarquer des traditionnels paysages de poudreuse.

Cette année, ils mobilisent les blogueurs pour créer du buzz autour de leur marque. Je dois avouer que je trouve l’opération originale, même si, en l’état actuel des choses, elle ne déclenche pas les passions sur Facebook avec seulement 53 personnes qui ont déclaré vouloir participer à l’événement proposé. L’événement en lui-même est plutôt classique, un week-end avec quelques compétitions ludiques mêlant épreuves physiques et intellectuelles (Air Board, Snake Gliss, Slalom, quizz,…) du 20 au 22 mars2009. Là où cela devient intéressant du point de vue marketing, c’est dans un premier temps d’inviter des blogueurs à constituer des équipes dans un premier temps (cela génère déjà des échanges et quelques billets dont celui-ci !). Ensuite, pour autant qu’il y ait suffisamment d’équipe, la machine à buzz devrait se mettre en route car chaque équipe de blogueurs devra mobiliser ses fans pour susciter des votes sur les groupes Facebook qui doivent être créés spécialement. Autant dire que les tam-tams virtuels vont vibrer pendant quelques jours (du 26 janvier au 9 février). Cinq équipes seront alors invitées à venir festoyer dans la station. Le délai me semble extrêmement court pour être significatif en termes de buzz. Dommage !

A l’issue du critérium, l’équipe gagnante remportera un séjour d’une semaine aux Arcs.
Par ailleurs : les lecteurs pourront parier en ligne sur leur mon équipe « Cyberstrat » favorite et tenter de gagner vous aussi une semaine de vacances aux Arcs.

Alors si vous voulez gagner une semaine au Arcs, rejoignez mon équipe en m’envoyant un message. Vous pouvez aussi suivre cette opération organisée par Rumeur Publique sur http://www.facebook.com/event.php?eid=58143428176.

Jean-Claude MORAND - 20/1/09

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17.1.09

Le site de Tourisme idéal selon Google...

Dans un interview pour le Journal du Net , Enrique NALDA donne sa vision du site idéal...une opportunité pour les Offices du Tourisme les plus agiles ?

"Le site rêvé pour un internaute est un site d'information qui apporte une multitude de contenus, et qui soit aussi un site d'achat. Un mélange entre un site d'office du tourisme et un site de réservation, qui évite au visiteur d'en consulter d'autres pour obtenir des vidéos, des photos, des avis de consommateurs, des informations pratiques, la station de métro la plus proche d'un hôtel etc. Mais ce site n'existe pas encore sur la Toile française, ni même aux Etats-Unis. "

J'ajouterai à cette vision, le besoin d'une interface extrêmement conviviale afin que Madame MICHU puisse venir faire ses emplettes sans problèmes....J'ai un projet dans cette direction....mais, il y a encore beaucoup de travail :-)

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13.12.08

Mes prévisions des évolutions e-Business et technologiques pour 2009.

La semaine prochaine, je participerai à un « think tank » dédié au Tourisme et TIC à l’initiative de Philippe FABRY de l’ODIT. Dans le même temps, je me prépare également pour une émission qui devrait traiter à peu près du même sujet sur la Radio Suisse Romande. Ces deux exercices à l’approche d’une nouvelle année m’incitent à porter mes yeux sur ce que pourrait être 2009 du point de vue des usages des TIC en particulier pour l’industrie touristique, mais pas seulement.

Plusieurs mots clefs me viennent à l’esprit : Crise, Réseaux Sociaux, Mobiles et GPS, Innovation.

CRISE

Tout en reconnaissant que le système bancaire international vit une crise très importante qui a un impact non négligeable sur les financements des imageinvestissements des personnes et des entreprises, je pense que le pessimisme ambiant est trop largement diffusé. Certes, nous allons vivre une crise économique avec son lot de licenciements et fermetures d’entreprises. Les entreprises qui n’ont pas de capacité d’autofinancement positive vont souffrir et beaucoup d’entre elles vont disparaître. Dur pour les nouveaux entrants, mais est-ce vraiment normal qu’une entreprise ayant plusieurs années d’exercice ne puisse pas dégager des profits qui puissent couvrir ses frais de fonctionnement ? Alors en ce qui concerne les nouvelles technologies, je crois effectivement que beaucoup vont être forcés et contraints de chercher des « business models » qui soient générateurs de chiffre d’affaires tout en dégageant des marges. C’est souvent dans ces cas-là, que la créativité se révèle et que les acteurs se soudent pour résoudre les problèmes auxquels ils sont confrontés.

Au niveau du financement, en tout cas pour la France, les caisses des Business Angels et sociétés d’investissement sont pleines grâce aux modalités de défiscalisation offertes par la loi TEPA. L’échéance du 15 juin peut conduire certains de ces organismes à investir à tout prix au détriment de la qualité des dossiers en sachant, que du point de vue des investisseurs le risque est relativement limité leurs apports venant (à 75 %) en déduction de leur ISF.

Réseaux Sociaux

Combien de profils maintenez-vous ? Dans combien d’entres-eux avez-vous initialement créé un profile ? En ce qui me concerne, j’en ai essayé beaucoup, mais il m’est tout à fait impossible de les suivre tous. Alors, soit ils disparaissent, soit ils fusionnent et pour les plus agiles, ils trouvent les moyens, techniques, légaux et ethniques d’échanger nos données et celles de nos relations afin de nous proposer (à nous les utilisateurs).un seul point d’entrer pour plusieurs usages. La bataille en 2009 va probablement porter sur cette notion d’interopérabilité des profils, mais aussi des applications.

Mobiles

2009 sera l’année des smartphones. Nous avons vu l’arrivée du IPhone d’Apple en 2007/8, le G1 de HTC doté du système d’exploitation Android de Google et d’autres systèmes vont démocratiser l’usage du GPS ainsi que de la cartographie sur les smartphones. Les nombreux concours d’applications lancés par les opérateurs téléphoniques apporteront leur lot de nouvelles applications sur les portables. La baisse des prix aidant, le taux d’équipement actuellement inférieur à 20% des détenteurs de mobiles devrait augmenter d’au moins 10 points en 2009 pour atteindre 30 % de la population. Selon une étude du CREDOC rapporté par l’ARCEP le 10 décembre, seulement 6 % des possesseurs de téléphone mobile disent l’utiliser pour naviguer sur Internet, et 2 % seulement déclarent regarder la télévision sur leur mobile. Avec l’arrivée de ces nouvelles applications, ces pourcentages devraient doubler en 2009.

Je ne serai pas surpris de voir apparaître certaines de ces applications sur les équipements des voitures.

Innovations

Depuis 2004, nous parlons beaucoup du Web 2.0 que cela soit sous forme de blog, de flux RSS, de réseaux sociaux… il me semble que le mouvement médiatique s’essouffle, que nous attendons autre chose. Ceci malgré le fait que les responsables du marketing ont encore beaucoup à faire pour adopter de manière massive ces nouveaux concepts qui doivent leur permettre de mieux interagir avec les « consomacteurs » que nous sommes devenus. L’industrie touristique commence à le comprendre après avoir mené quelques expériences, les principaux acteurs réalisent que les bases de données des Tripadvisor, Vinivi, Voyages-SNCF ou Expedia détiennent un savoir bien plus important que les agents de voyages et gagnent donc de plus en plus de parts de marché. Alors, à quoi bon investir dans un portail, un site web propriétaire si les clients franchissent une autre porte électronique ? Le coût croissant de la génération du trafic grâce aux actions de Search Engine Marketing rendant ceux-ci hors de portée des budgets marketing des entités les plus petites. Encore une fois les plus agiles, comprendront l’intérêt des mashups, widget ou encore plus simplement les atouts des webservices. Toutes ces formules supposant une bonne maîtrise des standards XML tant pour les techniciens que pour les responsables marketing. J’ai pu observer en 2008 la publication de nouveaux postes de responsables du marketing en ligne avec des descriptions souvent proches de celles des webmasters. Ces positions devraient évoluer vers des fonctions beaucoup plus stratégiques pour les entités qui ont les moyens de se payer ce type de cadre.

Je voudrai finir ce billet de prospective avec un souhait que j’exprime depuis de nombreuses années qui est celui de voir arriver de vraies applications de web sémantique. Des applications à base d’interprétation du langage naturel (NLP) couplées avec des solutions d’intelligence artificielle (patern matching) et le recours aux agents conversationnels animés (ACA) devraient sortir des laboratoires de recherche pour enfin s’intégrer dans les sites web pour fournir 24h/24 une assistance aux internautes.

Enfin, en ce qui me concerne, j’attends avec impatience de lire le décret d’application de la loi sur les auto-entrepreneur qui doit me permettre de mettre mes compétences à la dispositions de tous ceux qui voudraient en savoir plus sur chacun de ces points et articuler une cyberstratégie.

Et vous, quelles sont vos prévisions ?

Jean-Claude MORAND – 13/12/08

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8 experts américains prédisent l’avenir du Travel 2.0 en 2009

Alors que Philippe Fabry de l’ODIT, réuni les experts français du Tourisme et des TIC pour une réflexion quant à l’évolution de ces approches en France la semaine prochaine, un article de « Fast company » daté du 8 décembre présente la vision de 8 experts américains. A l’occasion de la publication de mon prochain billet, j’exprimerai ma propre vision.

1. Chris Brogan: New Marketing Labs perçoit un potentiel de regroupement des plateformes de réseaux sociaux ainsi que la portabilité des profiles.

2. Mary Hodder, Fondatrice de Dabble.com etz VP des développements produits chez Apisphere pense que la « propriété » des données sur les réseaux sociaux serait entre les mains des utilisateurs qui obtiendraient ainsi le contrôle de leurs informations. Utopie ou réalité ?

3. Tara Hunt, Co-Foundatrice de Citizen Agency et Citizen Space croit que les médiaux sociaux vont franchir le “Chasm” et ne plus être un domaine expérimental. Ils deviendraient des éléments reconnus du marketing mix. Elle pense que la vraie rupture des campagnes de marketing est celle qui interagiront et donneront le pouvoir aux consommateurs plus que celles qui prétendent contrôler la diffusion des messages.

4. Charlene Li, Consultante et Blogger estime que la plus grande innovation sera celle de l’ouverture des réseaux sociaux permettant les échanges des données entre eux et les applications. A ce titre, elle recommande aux acteurs de réfléchir à la manièère dont ils peuvent « s’ouvrir ». Par exemple, plutôt que chercher à créer votre propre communauté, posez-vous la question de savoir comment utiliser celles qui existent sur MySpace, Facebook, Linkedin et j’ajouterai Video pour la France et Rezonance pour la Suisse. Je partage entièrement ce point de vue que j’évoquais dans mon post à propos de la création de la communauté du Grand-Bornand en août dernier

5. Susan Mernit, Co-Fondatrice, People Software se lance dans une vision statistique de la fréquentation des sites de réseaux sociaux qui devrait encore croître en 2009. Sur le plan des technologies, elle se dit « excitée » à propose des mobiles souhaitant voir leur prix baisser…ce qu’ils font ! Permettant ainsi à un plus grand nombre de personnes de pouvoir se passer d’ordinateurs.

6. Rebecca Moore, Google Earth prédit qu’en ce qui concerne la cartographie, nous pouvons nous attendre à découvrir des services géolocalisés sur une grande variété de mobiles. Par exemple, elle mentionne (tout naturellement) les smartphones utilisant Android qui sont équipés d’un GPS. Bien entendu ces applications peuvent vous permettre de trouver une pizzéria proche de votre position, mais elles peuvent aussi avoir des usages intéressants en cas de catastrophes naturelles. Comme beaucoup, elle rappelle que dans les pays en voie de développement les gens sont bien mieux équipés en téléphones portables qu’en PC. Je la rejoins sur le concept de “collaborative mapping” qui nous permet d’enrichir des cartes avec les POI qui nous séduisent ou nous intéressent. Je ne doute pas un seul instant que Google nous apporte son lot d’innovation en 2009.

7. Nate Ritter: Entrepreneur et développeur web se positionne sur le plan économique en démontrant que la crise et la limitation des financements est une opportunité pour les entreprises de rechercher la rentabilité. Un ciblage plus fin de la clientèle (BtoB ou BtoC) fait partie de sa vision. I est résolument optimiste pour 2009 estimant que plus la crainte est grande plus les opportunités le sont.

8. Richard Yoo, Fondateur de Hush Labs et ancient CEO de Rackspace Hosting n’est pas certain que les choses vont évoluer de la même manière que nous l’avons vu dans le passé. Un peu comme Nater Ritter, il prédit que les efforts vont porter sur des ajustements des solutions existantes en fonction des critiques reçues. Cela peut être considéré comme un ralentissement, mais en fait cela sera une amélioration des services rendus aux utilisateurs. Il croit également que nombreuses entreprises « Web 2.0 » devraient disparaitre mais que celles qui survivront auront identifiées un bon modèle économique ou sont simplement indispensable pour leurs utilisateurs.

Permettez-moi à cette occasion de partager avec vous mes propres prévisions dans le prochain billet.

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Jean-Claude MORAND 12/12/08

11.12.08

Un super slide show de Stéphane BOUCHEZ sur le social marketing dans le Tourisme

Stéphane BOUCHEZ, un consultant en stratégie internet vient de partager avec la communauté une excellente présentation de la stratégie de "social marketing" appliquée au tourisme.

Social Travel
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10.12.08

Les ministres se mettront-ils au Web 2.0 ?

Les ministères vont-ils adopter les techniques du Web 2.0 pour recueillir les avis des citoyens ? En tout cas, le Premier Ministre semble s’orienter vers cela même si les blogs et réseaux sociaux ne sont pas encore mentionnés dans les approches possibles, il n’est pas exclu que le nombre de réunions de commissions soit revu à la baisse. Malheureusement, je crains que l’élaboration de la liste de ces commissions doive être précédée par des cours intensifs de maniement du mulot pour un grand nombre des membres actuels qui sont, il faut l’admettre plus à l’aise avec une fourchette qu’avec un clavier pour exprimer leurs idées. Quant aux conditions, juridiques de validation il est probable que des Extranet sécurisés soit créés…alors, un élu d’une collectivité local membre de 25 commissions différentes devra t’il aussi gérer 25 logins et mots de passe ? Ne devrait-il pas y avoir un programme national qui permettrait de gérer l’identité numérique de l’élu un peu sur le modèle de la carte vitale qui lui permettrait de valider ses contributions ?

Ceci dit, je trouve la démarche courageuse et volontaire telle qu’elle est exprimée dans la lettre de mission que les ministres ont reçu :

"L'approche de cette échéance, qui va nécessairement entraîner une rupture avec les habitudes anciennes, est l'occasion de revoir de façon globale et dans un esprit novateur la pratique de la consultation dans le périmètre de vos attributions. Je vous demande donc de m'adresser, d'ici à la fin du mois de février 2009, un document faisant apparaître comment vous entendez organiser la pratique consultative dans le champ de vos attributions. Vous vous garderez d'une approche institutionnelle. Les nouvelles pratiques sociales et les technologies de l'information permettent désormais d'organiser consultations et concertations sans nécessairement recourir à la création d'instances administratives, conseils ou commissions. Vous indiquerez quelles sont les instances dont vous estimez néanmoins le maintien indispensable, et leur domaine de compétence.
Vous dresserez la liste de celles créées par la loi et vous examinerez, dans chaque cas, si leur suppression mérite d'être envisagée. Les dispositions correspondantes pourront être abrogées en utilisant un vecteur adapté ou à l'issue d'une procédure de délégalisation.

Vous préciserez également les méthodes et techniques que vous envisagez d'utiliser pour simplifier les procédures consultatives (forums de discussion, visioconférences ou conférences téléphoniques, etc.). Des dispositions seront prises au besoin pour garantir la validité juridique de ces modes de consultation."

6.12.08

La "Revue Espaces" dédie un n° spécial au Tourisme 2.0

Je ne pouvais pas passer sous silence la publication du n° 265 de la "Revue Espaces" dédiée au Tourisme et Web 2.0. Je viens de la recevoir...pas mal du tout. Avec 9 articles signés de :

  • Philippe Fabry - Le web 2.0 s'installe au coeur des stratégies touristiques
  • S Giraud et F Perroy - Petite géographie de sites de voyageur,
  • V Vidal - Facebook. Un média social à ne pas négliger
  • G Raffour - Production partagée et marketing touristique. Ce n'est pas si simple !
  • JL Boulin - L'e-Tourisme institutionnel n'échappe pas au web 2.0,
  • I Brémond - Le CDT des Bouches du Rhône fait son blog,
  • S Abdou - Traveltainment. Quand le web 2.0 sert de support à la gestion de la relation client.
  • et moi-même avec "Les médias sociaux sur Internet. Outils de marketing touristique"

Jean-Claude MORAND - 6/12/08

3.12.08

La meilleure innovation technologique est savoyarde selon le jury de Tourism@

clip_image002Tourism@ 2008 a accueilli près de 600 professionnels de l’industrie du tourisme, jeunes créateurs et universitaires. La manifestation, co-organisée par la Chambre de Commerce et d’Industrie Nice Côte d’Azur et l’Association Telecom Valley qui regroupe l’ensemble des entreprises high tech des Alpes-Maritimes a primé le 2 décembre 2008 au Parc Phoenix de Nice lors de la soirée de clôture des Tourism@Awards 2008 deux entreprises parmi 90 candidats inscrits.

A l’issue d’une première sélection rigoureuse, 50 dossiers ont été retenus et 12 sociétés ont été choisies pour leurs projets particulièrement innovants dans les catégories suivantes :

clip_image004

Le jury final présidé par Mr Jean-Jacques Descamps, ancien secrétaire d’Etat au Tourisme et maire de Loches, a récompensé 9 sociétés, parmi lesquelles deux Grands Prix, dotés de 10 000 euros chacun, ont été remis à la société Visioglobe, Lauréate dans la catégorie Meilleure Innovation Technologique et à la FEDERATION DU TOURISME DE LA PROVINCE DE NAMUR, Lauréate dans la Catégorie Meilleure Utilisation des Technologies et des usages.

clip_image006Pour avoir eu l’opportunité de passer quelques heures en compagnie de dirigeants de VISIOGLOBE, une startup hébergée par TECHNOLAC au Bourget du Lac en Savoie, dans le cadre de Savoie-Angels ; je partage le choix du jury de manière un peu partial car je ne connais pas la valeur des autres dossiers. En revanche, je sais que l’équipe de Philippe POUTIGNAT a développé un super algorithme de vectorisation et que les marchés sur lesquels ils se positionnent sont en pleine croissance. Ce gros coup de projecteur doit leur permettre de crédibiliser encore un peu plus leur démarche qui doit franchir le cap difficile des exercices de laboratoire pour une vraie industrialisation de leur produit.

Jean-Claude MORAND 3/12/08

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2.12.08

Office du Tourisme 2030 en version japonaise !!

Sophie vient de m'envoyer un lien sur une vidéo postée par Loïc Lemeur que je titre ici comme l'imagination de ce pourrait être un office du tourisme dans quelques années...
Dommage que les auteurs de cette présentation aient un sérieux problème de compréhension de l'anglais mais cela rend cette vidéo amusante et comme ils le disent, cela doit rester une source d'IMAGINATION.



Jean-Claude MORAND 2/12/08

14.11.08

GOOGLE frappe un grand coup pour le tourisme

Pour ne rien vous cacher, je rêve depuis plusieurs années de pouvoir mettre entre les mains des touristes de toutes origineS un guide dans leur poche qui leur fournirait des information à la demande. Un truc qui serait moins lourd que le Guide du Routard ou un Lonely Planet. Avec l'arrivée des Smartphones, l'IPhone en tête, bien que j'utilise un HTC, je devinais de nouvelles possibilités. J'en ai présenté quelques unes dans ce blog ici ou pour ne prendre que mes derniers billets. J'ai même réalisé un prototype de conseiller de voyage virtuel travaillant sur une base de données propriétaire en mai 2007 au Salon du livre de Genève.

Mais de là à penser que cette formidable usine à générer des innovations lancerait aussi rapidement un service géo-localisé répondant aux instructions vocales, je suis bluffé ! Même si vous ne comprenez pas l'anglais, je vous invite à visionner la vidéo ci-dessous. Vous observerez ainsi que leur nouveau système permet de localiser, dans une catégorie de votre choix les restaurants qui se trouvent à votre proximité, le GPS intégré sachant reconnaître que vous êtes à San Francisco ou quelque part dans Manhattan. Bien entendu, ils n'ont pas limité les possibilités de recherches aux seuls contenus de ce type... toute l'index de leur moteur de recherche est utilisé, permettant ainsi d'aller récupérer des informations dans Wikipedia ou d'autres sites d'informations publics. Reste que les formats de la grande majorité de ces sites ne sont pas adaptés à une présentation sur un écran de portable et que leur érgonomie est encore moins destinée à une utilisation avec un écran tacticle... raison pour laquelle les ingénieurs de Google propose un recours à un clavier virtuel.

Reste à savoir si ce rêve de beaucoup de chercheur en intelligence artificielle se réalise vraiment afin que nos interactions avec les machine prennent une autre forme. Pour avoir publié ce billet uniquement à partir d'informations glanées sur le Net ; nous devons encore attendre un peu pour vérifier la qualité de l'interprétation du moteur de Google surtout avec les très nombreuses variations des accents anglophones du frenchy au texans... Nous verrons un peu plus tard pour les applications à la langue de Molière !

Malgré les quelques imperfections des premières versions, je considère que Google ouvre une nouvelle porte de l'économie numérique avec ce service géo-localisé à commande vocales... il me reste encore quelques espoirs de pouvoir créer une start-up qui exploiterait quelques autres fonctions que l'intelligence artificielle offre conjointement aux approches sémantiques... mais je dois aller vite car je ne serais pas surpris que quelques surdoués de l'informatique soient déjà au travail dans les laboratoires de Google.

Vidéo de Google.

Jean-Claude MORAND - 14/11/08

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